Dés qu'il y a une crise, les médias affluent pour transmettre les souffrances humaines, les angoisses et les peurs. Cette course effrénée à l'information aux chiffres et aux faits les plus choquants ne fait pas qu'enfler les poches des chaines et radios mais aussi influencent un tout autre Business " Le Business Humanitaire".
Le business humanitaire est une chaine engageant divers acteurs humanitaires mondiaux et les différentes composantes économiques, politiques et sociales locales et internationales. Et ce que j'ai constaté à travers mon expérience personnelle en Tunisie est qu'il y a un vrai gap entre les attentes des vulnérables, ce qu'on leur emmène et la perception de la situation par la communauté locale.
Certaines organitions humanitaires intenationales sont de grosses machines où l'argent s'infiltrent lentement et profondément pour laisser quelques gouttes tomber sur la communauté bénéficiaire (à savoir les réfugiés). Des hotels luxueux, des voitures 4*4 et des salaires énormes pour... Des tentes jetées sans aucun ordre ni suivi, des réfugiés laissés à leur destinée, seuls et sans soutien, et plus grave encore, une utilisation machiavélique des ressources locales et du potentiel économique du pays. L'économie locale s'en trouve très affectée: les travailleurs locaux quittent leur travail pour des taches sans valeur avec des salaires 3 et 4 fois supérieurs. Ces boulots nuient à l'économie locale à moyen et à long terme en provoquant une demande importante sans retour d'investissement et en crayant une sorte de société parallèle avec un niveau de vie hautement supérieur au local (les prix des maisons augment rapidement, les prix des produits de base se décuplent).
Le potentiel financier énorme de ces organisations crée une relation d'intéret réciproque avec la communauté locale hote. Les premiers ayant toujours des agendas politiques et économiques cachées ont assez de moyens et de potentiels pour se servir de la population locale en la noyant dans les espoirs de richesse. Les réfugiés se retrouvent en bas de la liste des priorités et l'impératif humanitaire tant promus devant les médias se trouve une belle illusion.
Entant que jeunes activistes humanitaires nous devons nous opposer à ce courant de profitteurs qui vendent les images des victimes pour se remplir les poches. Et ceci nécessitent la cohésion des différentes parties ayant une influence sur la prise de décision afin d'augmenter la conscience du gouvernement ainsi que de la communauté et des organisations humanitaires locales à propos de ce sujet.
H.B.M
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The humanitarian business
Translated into English by: H.B.M
Whenever there is a crisis, media flock to show the human suffering, anxieties and fears. This crazy race to scoops, figures and shocking news is not only lifting up the channels' and radios'bank accounts, but also has impact on an emerging Business "The Humanitarian Business".
This business is a chain involving humanitarian actors at international level and various economic, political and social components in hosting community.
Actually, throughout my personal experience in Tunisia,I found there is a huge gap between vulnerables' expectations, what is really provided to them and the perception of the local community.
Some international organisations are very complex machines where money seep slowly and deeply to let a few drops fall upon beneficiaries (mainly the refugees). Luxurious hotels, 4 * 4 cars and huge salaries for ... Tents thrown without any order or monitoring, refugees left to their fate, alone and without support, and more importantly, a Machiavellian use of local resources and economic potential of the hosting country. The local economy is thereby severely affected: local workers leave their workplaces to worthless jobs with 3 or 4 times higher incomes. These jobs harm the local economy at mid and long term by increasing the demand without positive return on investement and creating a kind of parallel society with high-standard living conditions (house renting prices rising rapidly, commodities' prices increasing rapidly).
The enormous financial potential of those organizations triggers a mutual interest with the local host. The former have always hidden political and economic agendas and enough resources and potential to overcome the local community. Refugees get to the bottom of the priority list and the humanitarian imperative as promoted to the media become a beautiful illusion.
As young activists we must lobby against those scroungers selling victims' pictures to line their pockets. We need to increase awareness among decision-makers to come up with local strategies and plans focusing on vulnerables and preventing collateral damages.
H.B.M
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